Un Français Emmanuel Perrotin avec de gros moyens ouvre une galerie et tente de coloniser les américains à l’aide du japonais Takashi Murakami… Un autre Français, toujours dans le Lower East-Side, avec des moyens bien plus modestes il tente une percée à New York en consacrant une exposition au Centre Pompidou qu’il présente comme un objet artistique en soi et une institution modèle. Dessinant d’une façon conceptuel et très précise ses contours pour mettre en valeur cette institution qui a pris ses distances avec le marché, n’expose que des artistes inconnus et refuse l’argent de tous les donateurs quelques soient leur nationalité au-dessous de 100.000 US dols. Cette institution lui a offert une grande rétrospective au mois de juillet dernier et c’est pour lui témoigner toute sa reconnaissance qu’il lui offre en retour cette publicité gratuite. L’exposition est ouverte depuis une quinzaine et n’a été visitée à ce jour que par un seul critique patenté, Anthony Haden-Guest, qui semble avoir été assez séduit par la démarche critique de l’artiste pour lui proposer d’écrire un article sur un support national… C’est pourquoi la White Box a pris finalement la décision de sa prolongation estimant que cette carence était due, soit à un manque d’intérêt pour la culture Française soit, plus sûrement, par une insuffisance ou une négligence de la presse d’art aux USA.

Devant une des œuvres de Takashi Murakami © Fred Forest

 

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